Port-Gentil, la maritime

20 juil 2011

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Port de Libreville, mercredi 13 juillet. Embarquement à bord de l’Isafold, direction Port-Gentil (POG). Pour des questions d’économies, nous avons opté pour le navire le plus lent. En perspective : 5 h de traversée annoncée contre 2h30 en temps normal. Nous demandons rapidement à passer le voyage sur le ponton supérieur, à l’air libre. Mission réussie. Nous déposons notre maigre pique-nique (avec pour seul luxe : un camembert) à la proue du navire, assises au soleil avec pour seuls repères, la mer et la côte gabonaise qui se détache sur notre gauche. Nous sommes vite rejoins par Chris, un Anglais qui travaille sur les plateformes pétrolières, envoyé en mission à POG pour quelques jours.

Alors que nous discutons, un souffle d’eau surgit sur bâbord vite repéré par Julie. Des baleines. Nous les avions manquées à Mayumba, nous les retrouvons au large de la Pointe Denis à la sortie de l’estuaire de Libreville. A cette période, les mammifères viennent se reproduire dans les eaux de l’Atlantique et migrent au large des côtes, direction le golfe de Guinée Equatoriale. Fascinées, nous bondissons sur les jumelles que nous prête le capitaine Maguette Diop, un Sénégalais de 33 ans. L’observation nous permet de distinguer plusieurs groupes d’animaux, a priori en pleine partie de chasse. Nous passons le reste de la traversée à bavarder avec Maguette et Mamadou, un matelot ivoirien de 40 ans. Autour d’une bière et de quelques cigarettes, nous échangeons sur la mer, les enfants, la situation en Côte d’Ivoire… Les heures défilent, et la fraîcheur s’installe. Après cinq heures de navigation, nous distinguons d’impressionnantes structures de métal, comme suspendues au-dessus de l’eau. Ce sont les silhouettes gigantesques et fantomatiques des plateformes pétrolières situées au large de Port-Gentil. Ici, Total a le monopole de l’exploitation. La ville, considérée comme la capitale économique du pays, regroupe de nombreux expatriés dont 2000 Français. A 18h30, nous jetons l’encre au port, direction le « Copacabana » en compagnie de Ghislain et Sylvain, notre hôte pour le séjour. Au menu : poisson grillé de qualité ! Rien à voir avec les arêtes et le peu de chair que vous pouvez trouver dans les cafétérias. Nous optons pour une sole. Une renaissance pour nos papilles, malmenées depuis notre arrivée en Afrique.

La Venise gabonaise

La cité de Port-Gentil est construite sur l’île Mandji. De nombreux canaux traversent la ville et permettent d’évacuer au plus vite l’eau des inondations dues aux fortes marées ou grosses pluies. Ici, le secteur pétrolier phagocyte l’économie locale et le port à bois, autrefois fleuron de la cité, tombe aujourd’hui en ruine. Seules quelques grumes en dérive témoignent encore de cette activité passée. Après avoir bu notre sacro-saint café, nous rencontrons Henri Auguste, président de l’association environnementale H2O. Sans relâche, ce militant tente d’alerter les pouvoirs publics sur la préservation des espèces, les tortues notamment. Son témoignage rejoint ceux que nous avons pu déjà recueillir : difficile de faire avancer les mentalités dans un pays souvent paralysé par la corruption et l’immobilisme politique. Soucieux de nous faire découvrir sa ville qu’il habite depuis bientôt 15 ans, Henri nous confie à Ousmane pour l’après-midi. En déambulant dans les ruelles port-gentillaises, nous découvrons deux grands marchés. Contrairement à Libreville, il est beaucoup plus aisé de slalomer entre les étals. Même si, a priori, le samedi, ici, c’est l’enfer ! Depuis notre arrivée, nous apprécions le calme qui règne dans cette ville. Le temps semble suspendu et une véritable douceur de vivre enivre les ruelles et le bord de mer. Sans doute les effets de la vie insulaire.

Comme toute ville côtière, POG possède évidemment son port de pêche. Après avoir longé un canal, nous débouchons sur un dédale de rues ensablées, et le port, enfin. Deux pêcheurs rapiècent leurs filets avec une dextérité à faire pâlir la meilleure des couturières. La conversation engagée, ils nous expliquent leur passion pour une profession délaissée par la jeune génération. Au loin, quatre femmes discutent le prix du kilo de poissons ramenés par leurs époux. Autour d’elles, quelques bassines de fer, un bidon et une vieille balance rouillée pour conclure les affaires. A la sortie du port, une odeur de poisson fumé vient titiller notre odorat. Guidées par Ousmane, nous pénétrons dans un fumoir. Une fois la porte franchie, nos vêtements se voient condamnés à une lessive immédiate, l’odeur imprégnant rapidement les tissus. Une Gabonaise, peu enclin à ce que nous photographions son commerce, nous explique brièvement qu’elle dispose les poissons en éventail sur une grille d’un bon mètre de diamètre. Ils sont ensuite fumés et vendus sur les marchés.

Après cet intermède « portuaire », nous nous offrons une après-midi détente. Réputée dans tout le Gabon, le sable de Sogara (Société Gabonaise de Raffinage) est d’un blanc parfait. Bordée de cocotiers, sans vis-à-vis avec les plateformes, cette plage n’est pas sans rappeler certaines cartes postales des Caraïbes. Après trois minutes d’hésitation, nous plongeons dans l’eau (un peu fraîche !) et assistons au coucher du soleil. Les couleurs se modifient, passant de l’orangé au gris bleuté. En soirée, Yué, un Chinois de 22 ans, se joint à nous. Nous l’avons rencontré à Libreville chez Yvette, notre couchsurfeuse. Etudiant en chimie à Nancy, il vient passer quelques semaines de vacances au Gabon et fait un bout de chemin à nos côtés. Nous filons tous les trois au restaurant « Le canal », quartier Grand village. Assurées de notre choix, nous passons commande d’un poulet yassa, persuadées que cette viande grillée saura nous satisfaire. Grave erreur. Dans notre confusion, nous avions omis que ce plat est en réalité servi avec du citron et surtout une épaisse sauce, de celle qui vous bouche les artères dès la première cuillère… Promis : le poulet yassa sera banni de notre carte.

Le lendemain, toujours en mode « vacances », nous regagnons la plage, le pique-nique dans le sac. Le soleil tape fort et la mer est toujours aussi limpide. Seule ombre au tableau : un groupe de jeunes un peu envahissants dont le bruit des deux jets skis brisent la sérénité de notre paradis. Pas de baignade, de peur de terminer en nourriture à poisson, mais une séance bronzage et lecture.

premontage_plage

Pour terminer la journée en beauté, nous partons tester les clubs port-gentillais. A notre arrivée au Taboo Club, la piste est déserte. Avec les deux DJ, nous devons frôler à peine les quinze fêtards ! Nous commandons un verre au bar : Malibu-ananas et Get 27. Mais Yué décide de faire dans l’inédit (et le mot est faible) : Red Bull-pastis. Il boit chaque gorgée avec une détermination sans faille, même si son visage semble se crisper au fur et à mesure que la boisson diminue. Courageux, il termine cul sec (au clairon comme on dit ici) avant de filer à l’Iguane, le club voisin. Ambiance plus européenne, où les expatriés viennent s’envoyer une petite mousse ou une liqueur en fin de soirée. Julie, un peu faible, préfère mettre les voiles. Nous écourtons la nuit et regagnons la maison.

Le phare du Cap Lopez, un duel contre l’Atlantique

Nous ne pouvions pas quitter Port-Gentil sans une virée au Cap Lopez, le point le plus à l’ouest du Gabon. La route pour rejoindre le site est en bon état. Après une quinzaine de minutes, nous atteignons l’endroit : un véritable paradis pour surfeurs qui s’en donnent à cœur joie sur les déferlantes puissantes qui se fracassent sur le rivage. Au bout de cette langue de terre, se dresse un phare. Abandonné, le monument attend lentement sa destruction, rongé par le sel et les embruns de l’Atlantique. Le temps de garer le 4×4, d’étaler nos serviettes et nous sommes déjà dans l’eau avec Sylvain. Les éléments sont déchaînés. Vent, vagues et puissants courants dessinent une côte sauvage et désertique. Sans trop s’éloigner de la rive, nous profitons des derniers rayons de soleil.

Nous passons notre dernière soirée avec Sylvain. La quarantaine naissante, ce Français, marié à une Gabonaise, dirige une société de nouvelles technologies. Il affiche 14 ans d’Afrique à son compteur de vie. « Je ne reviendrais pas vivre en France, pour rien au monde. Je suis bien ici. Port-Gentil est une ville calme et reposante. » A 2h du matin, il nous dépose à l’embarcadère. Officiellement, nous ne sommes pas enregistrées sur le listing des passagers, le bateau étant plein à craquer. Mais le capitaine Maguette nous accueille dans la cabine de pilotage. En guise de lit, une banquette d’à peine 1,60 m. Embarquées « clandestinement », nous larguons les amarres. Les lumières des plateformes se reflètent étrangement sur l’océan. Comme dans un songe, nous dérivons à travers ce champ de ferraille. Six heures plus tard, nous accostons à Libreville, endormies et courbatues. Ce soir, nous empruntons le rail à la gare d’Owendo. Direction le parc de la Lopé et cinq heures de train pour s’enfoncer un peu plus vers l’est du pays.

Port de Libreville, mercredi 13 juillet. Embarquement à bord de l’Isafold, direction Port-Gentil (POG). Pour des questions d’économies, nous avons opté pour le navire le plus lent. En perspective : 5 h de traversée annoncée contre 2h30 en temps normal. Nous demandons rapidement à passer le voyage sur le ponton supérieur, à l’air libre. Mission réussie. Nous déposons notre maigre pique-nique (avec pour seul luxe : un camembert) à la proue du navire, assises au soleil avec pour seuls repères, la mer et la côte gabonaise qui se détache sur notre gauche. Nous sommes vite rejoins par Chris, un Anglais qui travaille sur les plateformes pétrolières, envoyé en mission à POG pour quelques jours.

Alors que nous discutons, un souffle d’eau surgit sur bâbord vite repéré par Julie. Des baleines. Nous les avions manquées à Mayumba, nous les retrouvons au large de la Pointe Denis à la sortie de l’estuaire de Libreville. A cette période, les mammifères viennent se reproduire dans les eaux de l’Atlantique et migrent au large des côtes, direction le golfe de Guinée Equatoriale. Fascinées, nous bondissons sur les jumelles que nous prête le capitaine Maguette Diop, un Sénégalais de 33 ans. L’observation nous permet de distinguer plusieurs groupes d’animaux, a priori en pleine partie de chasse. Nous passons le reste de la traversée à bavarder avec Maguette et Mamadou, un matelot ivoirien de 40 ans. Autour d’une bière et de quelques cigarettes, nous échangeons sur la mer, les enfants, la situation en Côte d’Ivoire… Les heures défilent, et la fraîcheur s’installe. Après cinq heures de navigation, nous distinguons d’impressionnantes structures de métal, comme suspendues au-dessus de l’eau. Ce sont les silhouettes gigantesques et fantomatiques des plateformes pétrolières situées au large de Port-Gentil. Ici, Total a le monopole de l’exploitation. La ville, considérée comme la capitale économique du pays, regroupe de nombreux expatriés dont 2000 Français. A 18h30, nous jetons l’encre au port, direction le « Copacabana » en compagnie de Ghislain et Sylvain, notre hôte pour le séjour. Au menu : poisson grillé de qualité ! Rien à voir avec les arêtes et le peu de chair que vous pouvez trouver dans les cafétérias. Nous optons pour une sole. Une renaissance pour nos papilles, malmenées depuis notre arrivée en Afrique.

La Venise gabonaise

La cité de Port-Gentil est construite sur l’île Mandji. De nombreux canaux traversent la ville et permettent d’évacuer au plus vite l’eau des inondations dues aux fortes marées ou grosses pluies. Ici, le secteur pétrolier phagocyte l’économie locale et le port à bois, autrefois fleuron de la cité, tombe aujourd’hui en ruine. Seules quelques grumes en dérive témoignent encore de cette activité passée. Après avoir bu notre sacro-saint café, nous rencontrons Henri Auguste, président de l’association environnementale H2O. Sans relâche, ce militant tente d’alerter les pouvoirs publics sur la préservation des espèces, les tortues notamment. Son témoignage rejoint ceux que nous avons pu déjà recueillir : difficile de faire avancer les mentalités dans un pays souvent paralysé par la corruption et l’immobilisme politique. Soucieux de nous faire découvrir sa ville qu’il habite depuis bientôt 15 ans, Henri nous confie à Ousmane pour l’après-midi. En déambulant dans les ruelles port-gentillaises, nous découvrons deux grands marchés. Contrairement à Libreville, il est beaucoup plus aisé de slalomer entre les étals. Même si, a priori, le samedi, ici, c’est l’enfer ! Depuis notre arrivée, nous apprécions le calme qui règne dans cette ville. Le temps semble suspendu et une véritable douceur de vivre enivre les ruelles et le bord de mer. Sans doute les effets de la vie insulaire.

Comme toute ville côtière, POG possède évidemment son port de pêche. Après avoir longé un canal, nous débouchons sur un dédale de rues ensablées, et le port, enfin. Deux pêcheurs rapiècent leurs filets avec une dextérité à faire pâlir la meilleure des couturières. La conversation engagée, ils nous expliquent leur passion pour une profession délaissée par la jeune génération. Au loin, quatre femmes discutent le prix du kilo de poissons ramenés par leurs époux. Autour d’elles, quelques bassines de fer, un bidon et une vieille balance rouillée pour conclure les affaires. A la sortie du port, une odeur de poisson fumé vient titiller notre odorat. Guidées par Ousmane, nous pénétrons dans un fumoir. Une fois la porte franchie, nos vêtements se voient condamnés à une lessive immédiate, l’odeur imprégnant rapidement les tissus. Une Gabonaise, peu enclin à ce que nous photographions son commerce, nous explique brièvement qu’elle dispose les poissons en éventail sur une grille d’un bon mètre de diamètre. Ils sont ensuite fumés et vendus sur les marchés.

Après cet intermède « portuaire », nous nous offrons une après-midi détente. Réputée dans tout le Gabon, le sable de Sogara (Société Gabonaise de Raffinage) est d’un blanc parfait. Bordée de cocotiers, sans vis-à-vis avec les plateformes, cette plage n’est pas sans rappeler certaines cartes postales des Caraïbes. Après trois minutes d’hésitation, nous plongeons dans l’eau (un peu fraîche !) et assistons au coucher du soleil. Les couleurs se modifient, passant de l’orangé au gris bleuté. En soirée, Yué, un Chinois de 22 ans, se joint à nous. Nous l’avons rencontré à Libreville chez Yvette, notre couchsurfeuse. Etudiant en chimie à Nancy, il vient passer quelques semaines de vacances au Gabon et fait un bout de chemin à nos côtés. Nous filons tous les trois au restaurant « Le canal », quartier Grand village. Assurées de notre choix, nous passons commande d’un poulet yassa, persuadées que cette viande grillée saura nous satisfaire. Grave erreur. Dans notre confusion, nous avions omis que ce plat est en réalité servi avec du citron et surtout une épaisse sauce, de celle qui vous bouche les artères dès la première cuillère… Promis : le poulet yassa sera banni de notre carte.

Le lendemain, toujours en mode « vacances », nous regagnons la plage, le pique-nique dans le sac. Le soleil tape fort et la mer est toujours aussi limpide. Seule ombre au tableau : un groupe de jeunes un peu envahissants dont le bruit des deux jets skis brisent la sérénité de notre paradis. Pas de baignade, de peur de terminer en nourriture à poisson, mais une séance bronzage et lecture. Pour terminer la journée en beauté, nous partons tester les clubs port-gentillais. A notre arrivée au Tatoo Club, la piste est déserte. Avec les deux DJ, nous devons frôler à peine les quinze fêtards ! Nous commandons un verre au bar : Malibu-ananas et Get 27. Mais Yué décide de faire dans l’inédit (et le mot est faible) : Red Bull-pastis. Il boit chaque gorgée avec une détermination sans faille, même si son visage semble se crisper au fur et à mesure que la boisson diminue. Courageux, il termine cul sec (au clairon comme on dit ici) avant de filer à l’Iguane, le club voisin. Ambiance plus européenne, où les expatriés viennent s’envoyer une petite mousse ou une liqueur en fin de soirée. Julie, un peu faible, préfère mettre les voiles. Nous écourtons la nuit et regagnons la maison.

Le phare du Cap Lopez, un duel contre l’Atlantique

Nous ne pouvions pas quitter Port-Gentil sans une virée au Cap Lopez, le point le plus à l’ouest du Gabon. La route pour rejoindre le site est en bon état. Après une quinzaine de minutes, nous atteignons l’endroit : un véritable paradis pour surfeurs qui s’en donnent à cœur joie sur les déferlantes puissantes qui se fracassent sur le rivage. Au bout de cette langue de terre, se dresse un phare. Abandonné, le monument attend lentement sa destruction, rongé par le sel et les embruns de l’Atlantique. Le temps de garer le 4×4, d’étaler nos serviettes et nous sommes déjà dans l’eau avec Sylvain. Les éléments sont déchaînés. Vent, vagues et puissants courants dessinent une côte sauvage et désertique. Sans trop s’éloigner de la rive, nous profitons des derniers rayons de soleil.

Nous passons notre dernière soirée avec Sylvain. La quarantaine naissante, ce Français, marié à une Gabonaise, dirige une société de nouvelles technologies. Il affiche 14 ans d’Afrique à son compteur de vie. « Je ne reviendrais pas vivre en France, pour rien au monde. Je suis bien ici. Port-Gentil est une ville calme et reposante. » A 2h du matin, il nous dépose à l’embarcadère. Officiellement, nous ne sommes pas enregistrées sur le listing des passagers, le bateau étant plein à craquer. Mais le capitaine Maguette nous accueille dans la cabine de pilotage. En guise de lit, une banquette d’à peine 1,60 m. Embarquées « clandestinement », nous larguons les amarres. Les lumières des plateformes se reflètent étrangement sur l’océan. Comme dans un songe, nous dérivons à travers ce champ de ferraille. Six heures plus tard, nous accostons à Libreville, endormies et courbatues. Ce soir, nous empruntons le rail à la gare d’Owendo. Direction le parc de la Lopé et cinq heures de train pour s’enfoncer un peu plus vers l’est du pays.

2 commentaires

  1. J’aime bien sa conception du couple : « les bons comptes font les bons amis… », « Moi je veux pas me faire commander par une femme »… ah, prenons en de la graine !!
    L’oeuf kinder, sur la tête de Julie, c’est pas local, si ??

    Posté le 26 juillet 2011 à 6 h 10 min | #
  2. Guiraud

    Hello les filles, je viens de faire les étapes d’une traite, sur les conseils de l’Ecriteuse, je suis bluffée, c’est vraiment un très beau voyage, y compris pour celui qui vous suit derrière son ordi… Bravo!

    Posté le 5 août 2011 à 21 h 15 min | #

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