Les hippopotames de l’Ogooué

20 juin 2011

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Dimanche matin nous avons rendez-vous à 7h avec Idriss, un piroguier burkinabé, qui nous amène au lac Evaro pour trois heures de  balade. Sauf que, sans nous prévenir, le départ est repoussé à 8h. Nous nous retrouvons donc, heureuses, sur le bord de la route à 7 heures du matin à attendre pour rien. Les dix touristes français qui ont réservé la pirogue ont changé l’heure de départ à la dernière minute. Comme nous nous « greffons » sur ce voyage, nous n’avons ni le choix du parcours ni celui de l’horaire. Pour nous consoler, Idriss nous trimbale avec lui faire le plein de l’autre côté du fleuve. Une balade avant la balade.

Après le petit mamba vert sur le trottoir croisé avec effroi la veille, Idriss nous promet hippopotames, pélicans et peut-être caïmans. Bien calées à l’arrière de la pirogue, nous ne mettons pas nos gilets de sauvetage qui nous empêcheraient de nager en cas de naufrage (et qui accessoirement sont moches et désagréables). Moqueur, notre guide s’amuse à nous faire peur, expliquant que nous serons les premières mangées par les hippopotames… Nous prenons le risque !

Avec un moteur capricieux qui démarre une fois sur deux et s’éteint de façon inopinée, nous quittons Lambaréné, direction le sud-ouest et le lac Evaro. Les bords du fleuve s’offrent à nous, majestueux et denses. La vitesse de l’embarcation nous emballe, le vent et les embruns nous revigorent, la belle vie! Et tout d’un coup, au détour d’un méandre du fleuve, ils sont là : une famille d’hippopotames. Les trois enfants et le papa, en promenade dominicale. Ils font quelques apparitions avant de repartir sous l’eau pour une durée indéterminée. La taille de Monsieur hippo impressionne et nous ne faisons pas les malins, de peur qu’il vienne renverser notre barque pour protéger sa progéniture. Tout se passe bien, ils nous laissent les observer tout en gardant un œil sur nous.

Quelques encablures plus loin ce sont les pélicans qui nous attendent du haut de leurs arbres. Ils sont des centaines à nicher à cet endroit précis du fleuve. Nous les saluons avant de partir vers le lac Evaro. Un petit tour par le bras du fleuve où nous rasons les bancs de sable pour découvrir cette petite mer intérieure. Nous n’aurons pas le temps de découvrir toutes les richesses de l’Evaro car il est déjà l’heure de rentrer à terre. Juste le temps de dire au-revoir aux sœurs et nous embarquons à bord d’un minibus bondé pour un trajet dont nous ne pensions pas sortir vivantes…

3 commentaires

  1. J’adore. C’est un super bol d’air votre blog.

    Posté le 5 juillet 2011 à 20 h 41 min | #
  2. Martin

    Et maman hippo, elle est où ?

    Vraiment très beaux et bien faits ces récits de voyage. Bien plus qu’un simple blog !

    Posté le 11 juillet 2011 à 9 h 31 min | #
  3. laure

    Vous avez vu des hippopotames mais où sont les rhino féroces !
    Le récit est superbe on s’y croirait même si pour certains on y est pas, loin de là !

    Posté le 18 juillet 2011 à 22 h 34 min | #

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